Dimanche 8 juillet 2007

CHAPITRE 71: Vérités mal assumées


Sora se remet vivement sur son séant, paniqué à la vue du corps inanimé de son ami.

 

- Riku ! Riku !

 

Il se met à genoux, incapable de se relever pour de bon, et regarde Naminé qui contemple le corps de Neo Riku avec des yeux effrayés.

 

- Qu’as-tu fait ? Qu’as-tu fait à Riku ?

 

- Elle lui a brisé le cœur. Pulvérisé, même.

 

Les deux enfants sursautent, tournant la tête vers l’arrière de la salle pour apercevoir Larxene s’avancer vers eux, l’air satisfait.

 

- Pulvérisé ?! Mais ça veut dire qu’il… qu’il…

 

La jeune femme éclate alors de rire.

 

- Tu as l’air si pitoyable !

 

Reprenant son sérieux, elle le regarde de haut.

 

- Ne t’inquiète plus pour Riku.

 

- Il n’a jamais été réel.

 

- Comment ça ?

 

- Tu veux que je t’expliques ? Oh, je ne sais pas… Je déteste raconter la fin des histoires.

 

- Arrête de jouer avec moi !

 

Larxene sourit en silence, puis avance de quelques pas vers Sora.

 

- Très bien, comme tu voudras. Tu n’y survivras pas, mais tant pis.

 

- Cette chose qui gît à terre n’est qu’une marionnette de Vexen. Ce n’est qu’un jouet.

 

- C’est risible. Il t’a traité d’imposteur, mais c’était lui l’usurpateur.

 

Naminé garde le silence, tête basse.

Sora n’arrive pas à croire à ce que lui dit la membre de l’Organisation.

Il contemple le corps de Neo Riku, cherchant un indice qui lui permettrait de réaliser la supercherie.

 

- C’était un faux Riku ?!

 

- Complètement faux. On venait de le terminer. Et sans passé, comment pourrait-t-il se rappeler quoi que ce soit ? Ses souvenirs de Naminé étaient implantés et non réels.

 

- Il n’a pas cessé de se battre contre toi pour de faux souvenirs.

 

Elle se tourne vers Naminé, et penche son visage vers le sien, la fillette détournant le regard, l’air désespéré.

 

- N’est-ce pas, Naminé ? Malgré ton visage d’ange, tu es un vrai petit démon.

 

Naminé ne dit rien, les yeux vers le sol.

 

- Non... pas Naminé !

 

Larxene esquisse un geste méprisant de la main.

 

- Tu es si bête. Tu ne comprends donc pas ? Embrouiller les émotions des gens, c’est tout ce qu’elle sait faire. Elle entre dans leurs coeurs et modifie leurs souvenirs. Elle peut même en créer de nouveaux.

 

- La fille que tu veux protéger est une sorcière manipulatrice qui emprisonne le coeur des gens dans un passé imaginaire.

 

Cette révélation a l’effet d’un coup de poing sur le jeune garçon.

 

- Alors ma mémoire... Tout ce dont je me souviens. Ce sont...

 

- Des mensonges ! Une illusion créée par Naminé.

 

- Te ligoter avec le fil de ta mémoire était la clé de notre piège. Je frémis de plaisir en pensant à quel point ça a été simple de te piéger !

 

Le sourire de la jeune femme cède la place à un masque froid et implacable.

 

- On pouvait transformer le maître de la Keyblade en marionnette ! Ca a bien failli marcher... Mais ce crétin d’Axel s’est servi de Naminé pour tout gâcher ! Il nous a trahis !

 

Sora, incapable de se lever, grimace de douleur et de colère.

 

- Vous allez me le payer.

 

- Non !

 

Naminé s’interpose alors entre Larxene et lui, bras tendus, face à la jeune femme.

Celle-ci la regarde d’un air méprisant.

 

- Pardon ? Il est un peu tard pour avoir des états d’âme, sorcière. (elle montre Sora du doigt) Aux dernières nouvelles, c’est TOI qui l’as entraîné dans ce désastre !

 

- Je sais, mais…

 

- Je t’avertis ! Je suis de TRES mauvaise humeur. À cause de toi, nos plans ont échoué !

 

Elle gifle la fillette d’un revers de main droite, l’envoyant au sol sur le côté.

 

- Naminé !

 

- Comment ? Aurais-tu peur pour elle ? Tu ne la connais même pas !

 

Sora se relève péniblement, les jambes tremblantes et les poings serrés.

 

- Peut-être bien que non. Mais j’ai quand même fait une promesse.

 

Larxene le regarde, intriguée, tandis qu’il dégaine sa Keyblade et qu’il la brandit vers elle, avec difficulté.

 

- J’ai promis à Naminé que je la protégerai. Mes souvenirs sont  peut-être faux, mais ce sont les miens. Donc je leur serai fidèle.

 

Larxene reste un moment sans rien dire, sidérée.

 

- Quel idiot !

 

Sora fronce les sourcils alors que le visage de la jeune femme se déforme de colère.

 

- Il n’y a pas de promesse, il n’y en a jamais eu ! TOUT N’EST QU’ILLUSION ! Pourquoi continuer à jouer les héros ?

 

Elle prend une profonde inspiration et son expression se radoucit.

 

- Oh, et puis, fais ce que tu veux. Ce sont tes funérailles.

 

- Adieu, trompe-l’oeil !

 

Larxene se lance sur Sora, et se fait renvoyer en arrière par l’impact d’un bouclier lancé sur elle à la manière d’un frisbee.

Une onde de chaleur acompagnée d’une douce lumière verte envahit alors Sora, qui sent toutes ses forces lui revenir.

Donald et Dingo surgissent alors du fond de la salle et se face à Larxene, protégeant Sora.

 

Dingo (sourcils froncés) - Il faudra d’abord nous passer sur le corps !

 

- Donald ! Dingo ! Vous êtes revenus !

 

Dingo (sourcils froncés) - Bien sûr qu’on est revenus ! On s’inquiétait pour toi !

 

- On n’allait pas te laisser t’amuser tout seul !

 

- Oui ! On a toujours fait équipe !

 

- Et ça ne changera pas ! Compris, Larxene ?

 

Sora sourit et serre sa Keyblade, prêt à se battre aux côtés de ses amis.

Larxene se frotte la lèvre un moment, l’air mauvais.

Elle effectue ensuite un vif mouvement du poignet, faisant sortir ses poignards de sa manche.

 

- Très bien... Trois fois plus de douleur pour vous, trois fois plus de plaisir pour moi !



par Conrad Maiden publié dans : Chain of Memories
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Jeudi 5 juillet 2007
CHAPITRE 70 : Chocs

De retour dans les couloirs du manoir Oblivion, Sora aperçoit Naminé, tête baissée.

- Naminé !

Il accourt vers elle alors qu’elle lève la tête à son approche.
Il s’arrête devant elle,  soudain pensif. Il pensait que la revoir le comblerait, mais au fond de lui, son cœur ne lui donne pas cette impression.

Gardant le silence quelques instants, Sora tente d’analyser cette sensation.
Se rendant à l’évidence, aussi douloureuse soit-elle pour lui, il relève la tête vers la jeune fille.

- Ce n’est pas toi.

- La personne la plus importante pour moi, ce n’est pas toi.

Naminé hoche la tête en souriant gentiment.

- Non.

- La fille que tu aimes… Celle qui était toujours avec toi… Ce n’est pas moi… C’est elle.




Elle baisse à nouveau la tête, incapable de soutenir le regard de son « héros ».

- Mais… Qui est-elle ?

- Je… je ne me souviens pas de son nom. Si elle m’est si chère, pourquoi je ne me souviens de rien ?

- C’est parce que je suis entrée dans tes souvenirs et…

- Laisse-moi expliquer ça !

Sora et Naminé sursautent. Neo Riku entre alors dans la pièce, venant du côté de Naminé.

- Pour faire simple… Ta mémoire est un navire à la dérive.

- Ce n’est pas toi qui devais veiller sur Naminé… C’est MOI.

- Mais toi, avec tes souvenirs embrouillés, tu es toujours sur mon chemin !




Le clone dégaine son épée et fonce vers Sora, le visage déformé par la rage.

Celui-ci a à peine le temps de sortir sa Keyblade et de parer de son mieux les coups de son adversaire déterminé.

Sora, toujours persuadé que celui-ci est toujours son ancien ami, manipulé par les plans du défunt Vexen, se défend pour ne pas le blesser.

- Riku !

- Tu en redemandes ?

Il assène alors un violent coup d’épée à Sora qui l’envoie au sol plusieurs mètres en arrière.

- Sora !

Neo Riku s’avance vers le jeune garçon, un sourire cruel aux lèvres.

- Riku… Pourquoi…

- On dirait que j’ai gagné.

Naminé court jusqu’à Riku, l’agrippant par les épaules. 

- Arrête ! Riku, non !




Ecartant fermement Naminé derrière lui, Neo Riku brandit son épée vers Sora.

- Tu es fichu, imposteur !

- ARRÊTE !

Une étincelle éclate brusquement dans les yeux du pantin, le figeant sur place, une expression incrédule sur le visage.

Il fait quelques pas en arrière, le visage soudain vide de toute expression.

- R… Riku… ?

Neo Riku s’écroule alors, inerte.

par Conrad Maiden publié dans : Chain of Memories
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Mercredi 4 juillet 2007

CHAPITRE 69 : Mémoires doubles


Le combat est rude pour Sora.

Bien qu’ayant par le passé déjà vaincu ce Sans-cœur, n’en ayant pas gardé le souvenir, il se retrouve comme au premier jour, contraint à improviser.

Utilisant à bon escient les moments où le géant se penche pour l’attaquer, le jeune garçon parvient finalement à le vaincre.

Prenant le temps de reprendre son souffle, Sora regarde autour de lui, contemplant les alentours dévastés.

 

- Je dois m’assurer qu’elle va bien.

 

Il range sa Keyblade et met ses mains en porte-voix.

 

- Naminé ! Tu m’entends ?

 

Sora court sur la plage, tournant la tête à chaque recoin.

Il se fige alors, apercevant au loin une silhouette faisant face à la mer.

Vêtue d’une robe blanche, la jeune fille semble absorbée par la contemplation des embruns.

Le jeune garçon s’approche lentement d’elle, de peur de voir cette vision disparaître sous ses yeux.

 

- Naminé...

 

Au son de son nom, elle tourne lentement la tête, un doux sourire sur le visage.

 

- Sora... Tu es venu me chercher…

 

Le cœur de Sora se gonfle de joie.

 

- Naminé... enfin... J’ai traversé tant d’épreuves pour te voir.

 

- Je pourrais dire la même chose.


Son sourire s’efface, laissant la place à une expression triste qu’elle conserve quelques secondes avant de baisser la tête.

 

- Mais j’ai eu tort. Je voulais vraiment te voir... mais pas comme ça.

 

Sora ne saisit pas le sens de ses paroles.

 

- C’est-à-dire ?

 

- J’ai été retenue si longtemps. Je ne le supportais plus... Alors j’ai appelé ton cœur et je t’ai conduit ici.

 

- Et je suis heureuse que tu m’aies trouvée. Mais ton cœur. J’ai dû...

 

Sora secoue la tête en souriant devant l’angoisse de Naminé, celle-ci lui semblant insensée.

 

- Non, ça va. J’ai promis de te protéger. C’est pour cela que je suis là.

 

Naminé relève la tête en souriant.

 

- Je t’en remercie. Oh, Sora... Je suis désolée...

 

- Je ne suis pas censée faire partie de cette histoire.

 

- C’est vrai.

 





Sora se retourne et est frappé de stupeur.

Une autre Naminé (la véritable Naminé, libérée plus tôt par Axel), s’avance à quelques pas de Sora.

 

- Naminé ?!

 

- Ce n’est pas moi.

 




L’écho de la voix de la nouvelle venue, très sérieux, porte Sora à croire que sa réponse implique davantage qu’un simple état de fait.

 

- Je ne suis pas dans ton cœur.

 

Situé entre les deux jeunes filles, Sora passe son temps à se retourner vers celle qui prend la parole, cherchant un sens à cette situation surréaliste.

 

- Je ne suis dans le cœur de personne.

 


 


 

- Je ne l’ai jamais été.

 

Sora s’écarte de quelques pas, afin de pouvoir voir les deux Naminé.

 

- Quoi... Qu’est-ce que tu racontes, Naminé ? Qu’est-ce qui t’arrive ?

 

Le décor autour d’eux se met soudain à se brouiller, comme un écran de télévision mal réglé, l’espace de quelques secondes.

Sora se tourne alors vers la seconde Naminé, les poings serrés par une rancœur sourde qui lui noue l’estomac.

 

- On était inséparables. (il baisse la tête) Mais je t’ai perdue… Je suis venu pour ne plus jamais te perdre !

 

Les deux fillettes gardent un instant le silence.

La véritable Naminé prend ensuite la parole.

 

- Est-ce vraiment pour moi que tu es venu ?

 




Sora relève la tête, offusqué.

 

- Bien sûr ! J’ai peut-être oublié des choses dans le château, mais toi, je ne t’ai pas oubliée !

 

Sora fouille dans sa poche et en sort le porte-bonheur en forme d’étoile.

 

- Regarde ! Tu m’as donné ça, pas vrai ?

 

- Tu l’as toujours ! Mon porte-bonheur...

 

Sora se tourne vers la Naminé de ses souvenirs, qui vient de lui parler.

 

- Non, Sora ! Ne me crois pas !

 




Sous le ton impératif de sa créatrice, la première Naminé se retourne vers la mer.

Désemparé, Sora baisse la tête.

 

- Je ne sais plus ce que je dois faire.

 

- Réfléchis, Sora. Pense à la personne qui est la plus importante pour toi. Vois-tu cette faible lueur au fond de ton cœur ? C’est une partie de ta mémoire. Appelle-la !

 

- Même si elle est très loin, la voix de ton cœur l’atteindra.

 




- Mais je sais déjà qui est la personne qui m’est la plus chère. C’est toi, Na...

 

Le porte-bonheur s’illumine alors dans la paume de Sora, éblouissant.

Quand il rouvre les yeux, le porte-bonheur a repris sa forme originelle, composée de coquillages thalassa.

Fronçant les sourcils, Sora lève alors la tête vers la Naminé de ses souvenirs, toujours face à la mer.

Elle se retourne alors et prend la forme d’une autre jeune fille, cheveux rouges et sourire radieux.


Tout autour de lui devient alors éblouissant, et lorsque la lumière redevient supportable, Sora est seul sur la plage redevenue paisible, mer calme et ciel d’azur.

 

- Qui...

 

Il fronce les sourcils, tentant de sonder sa mémoire.

 

- Qui est-ce ? Je ne me souviens pas d’elle mais j’ai l’impression de la connaître.

 

Il reste un instant perplexe, puis sursaute en se rendant compte qu’il est seul.

 

- Mais... et Naminé ? Où est-elle passée ?

 

Il court alors à sa recherche, laissant cette vision étrange dans un coin accessible de sa mémoire.

par Conrad Maiden publié dans : Chain of Memories
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Samedi 2 juin 2007

CHAPITRE 68 : Avis de tempête

 

Sora arrive sur l'îlôt, et se fige.

À quelques mètres de lui se tient Riku, face à la mer.

Au son de ses pas, celui-ci se retourne en souriant.

 

- Salut, Sora ! Tu es pressé ?

 

- Je te connais; toi...

 

Même si cela semble évident, Sora a du mal à avoir les idées claires.

 

- Tu es Riku !

 

- C'est sympa de se souvenir de moi ! On s'est vus il y a à peine deux heures !

 

Sora sursaute, perplexe.

 

- Euh... laisse tomber... Ca va ? Tu n'es plus sous son contrôle ?

 

C'est au tour de Riku de sursauter.

 

- De quoi tu parles ?

 

Sora croise les bras, pensif. Puis il se souvient de l'endroit où il se trouve.

De la nature de cette île...

 

- J'ai compris... Tu dois être le Riku de mes souvenirs.

 

- "Le Riku de tes souvenirs" ? On dirait que tu es coincé dans un monde imaginaire.

 

Sora met ses mains derrière sa tête.

 

- C'est un peu ça.

 

- Ha ha, quel gamin ! Comment vas-tu veiller sur elle si tu agis comme ça ?

 

Sora sursaute à l'évocation de la fille qui occupe ses pensées. Il se penche vers Riku;

 

- Tu sais où elle est ? Je la...

 

Le sol se met alors à trembler sous leurs pieds, en même temps que le ven se met à souffler.

 

- Qu'est-ce qui se passe ?

 

- Comment est-ce que je pourrais le savoir ? On dirait que c'est grave. Je vais prévenir les autres !

 

- Alors je devrais aller...


 


 



 

 

- Je sais,  je sais ! C'est ton rôle de veiller sur elle.

 

- Alors vas-y !

 

- D'accord !

 

Sora ressent un pincement au coeur en se séparant de son ami, même s'il n'était qu'une manifestation de ses souvenirs.

Mais la perspective qu'il pourrait arriver quelque chose à Naminé ne le fait pas hésiter.

 

 

Alors que Sora court éperduement en appelant Naminé, la tempête fait rage.

Le ciel s'est teinté d'un pourpre sinistre alors que la mer est devenue d'encre.

Le jeune garçon a parfois à éviter des débris emportés par les bourrasques.

 

- L'île est en train de se disloquer !

 

Et alors que Sora trouve la situation déjà périlleuse; un autre souvenir désagréable se manifeste devant lui.

Une ombre gigantesque apparaît de nulle part, immense, titanesque.



 

Ses yeux jaunes luisent au milieu de cheveux tentaculaires

Une paire de bras puissants encadrent un torse carré percé en son centre d'un trou en forme de coeur.

Dégainant sa Keyblade, le jeune garçon se lance à l'assaut du monstre, reflet de la face obscure de son propre coeur...


 

par Conrad Maiden publié dans : Chain of Memories
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Lundi 21 mai 2007

CHAPITRE 67 : Horizons familiers

Le sol dur et froid du manoir Oblivion cède la place à un sable chaud et clair sous les pieds de Sora.

 

L'odeur iodée de la mer atteint ses narines alors qu'il interrompt sa course, regardant autour de lui avec stupéfaction.

 

La plage, les cocotiers, les cabanes en bois dans les immenses palétuviers...

 

Il reste un instant perplexe, croisant les bras.

 

 

- Je ne perds pas la tête, hein ? Je sais exactement où nous sommes...

 

 

Un autre regard alentour lui confirme son impression familière. Il hoche la tête.

 

 

 - Oui ! C'est notre île ! C'est là qu'on jouait avec Naminé.

 

 

(Voix de jeune garçon) - Hé !

 

 

Trois enfants accourent vers Sora.

 

Celui qui semble mener le groupe est un jeune garçon aux cheveux blonds en bataille, portant un tee-shirt et un short aux jambes inégales.

 

L'autre garçon du trio semble un peu plus âgé et porte un pantalon long, un tee-shirt sans manches et un bandeau qui relève en une longue mèche ses cheveux roux.

 

La fille enfin semble la plus jeune et a de longs cheveux bruns et une salopette jaune.