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CHAPITRE 63 : La colère
Le trio aperçoit la silhouette de Neo Riku qui leur fait face, dans le couloir du manoir où ils viennent de sortir.
Sora court à sa rencontre.
- Ca suffit, Sora ! Tu vas blesser Naminé, si tu continues.
Il dégaine son épée, menaçant.
- Tu veux encore te battre ? Vexen est mort. Tu es libre !
- Libre ? Je protège Naminé contre toi parce que mon coeur me l'ordonne.
- Je lui ai promis... J'ai promis à Naminé que je la protègerai.
- Tu lui as promis... ?
Le garçon aux cheveux clairs range son arme pour raconter son histoire.
- Il y a eu une pluie de météorites un soir quand nous étions petits...
Sora sursaute, restant néanmoins silencieux.
- Naminé a eu peur et a dit : "Et si une étoile filante percute notre île ?" Je lui ai répondu " Si une étoile filante approche, je te protégerai !" Et ensuite...
Sora, stupéfait, complète sa phrase.
- Tu as fait une promesse ! Avec une épée en bois !
Neo Riku sursaute à son tour, les yeux écarquillés.
Neo Riku - O... Oui... Comment le sais-tu ?
- Mais... c'est MA promesse ! Le soir de la pluie de météorites, je lui ai dit que je la protégerai.
Neo Riku tend les bras, agacé.
- Menteur ! Il n'y avait qu'elle et moi !
- Ah oui ? Alors comment se fait-il qu'elle m'ait donné son porte-bonheur ?
Neo Riku tressaille.
Neo Riku (yeux écarquillés) - Son quoi ?
Sora fouille sa poche et en sort le porte-bonheur en forme d'étoile. Lorsqu'il le montre à Neo Riku, celui-ci semble tout bonnement sidéré.
- Oh, je vois ce que tu essaies de faire.
- Quoi ?
- C'est un faux. C'est moi qui ai le vrai porte-bonheur.
Il fouille sa poche à son tour et en sort un porte-bonheur identique qu'il montre à Sora.
Le porteur de la Keyblade n'en revient pas.
- Quoi... Il y en a deux ?!
Neo Riku, le visage déformé par la haine, dégaine son épée.
- Je vais t'apprendre à mentir !
Il s'élance vers Sora et entame un combat enragé, puisant dans les forces des Ténèbres pour tenter de vaincre son adversaire.
C'est compter sans la ténacité du jeune garçon qui réussit, avec l'aide de ses amis, à faire ployer Neo Riku.
Celui-ci, essoufflé, jette un regard mauvais à Sora avant de s'enfuir en courant.
Il laisse tomber le porte-bonheur dans sa course.
- Riku !
Sora court vers le porte-bonheur, suivi de Donald et Dingo.
- C'est... le porte-bonheur de Naminé ?
Le jeune garçon ramasse l'objet étoilé et le fixe avec perplexité.
- C'est le même que celui que Naminé m'a donné. Où l'a-t-il eu ?
Le porte-bonheur quitte alors de lui-même sa main pour léviter lentement à quelques centimètres au-dessus.
Il s'illumine de l'intérieur, changeant de forme, s'aplatissant...
Il retombe dans la main de Sora, sous son aspect originel de carte.
Sur celle-ci est dessinée une île aux contours vaguement familiers au jeune garçon.
- Il s'est transformé en carte... Le porte-bonheur de Riku s'est transformé en... carte ?
- Donc Riku et toi avez les mêmes souvenirs ? Hum...
Sora, pris par un sentiment d'urgence, commence à courir vers les escaliers.
N'entendant pas ses amis le suivre, il se retourne pour se rendre compte qu'ils sont restés sur place, la mine préoccupée.
Donald s'adresse à son ami de toujours.
- Ah, mais qu'est-ce qui se passe ici ?
Sora fait un geste agacé.
- On continue, d'accord ? Ca n'a plus d'importance !
Donald se retourne vers Sora, répondant à sa colère.
- Mais si ! (il croise les bras) Tu ne trouves pas ça étrange que tu aies les mêmes souvenirs que Riku ?
- L'un de vous se trompe forcément.
Le jeune garçon, fulminant, revient vers ses amis.
- Alors, je me trompe, hein ? Très bien, ne me crois pas !
- Ce n'est pas ce que Donald voulait dire. Nous sommes simplement inquiets.
Sora croise les bras, impatient.
- Alors, dépêchons-nous de demander à Naminé. (il se penche en avant pour donner plus de poids à ses paroles) Comme ça les choses seront claires. Il n'y a pas de temps à perdre. En avant !
Donald et Dingo gardent le silence.
- Sora... Qu'est-ce qui t'arrive ?
Sora fait un geste agacé du bras.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Tu deviens très susceptible dès qu'on parle de Naminé. Tu t'es déjà demandé pourquoi ?
- Avant d'arriver au manoir, tu ne connaissais même pas son nom. Maintenant, tu ne penses qu'à elle.
Le garçon reste silencieux, le visage dur.
- Ca n'a pas de sens. Tu devrais peut-être faire une pause et y réfléchir...
Sora explose de colère.
- Y réfléchir ? Tu veux que j'abandonne, c'est ça ?
- Non, mais...
- Peu importe ! Faites ce que vous voulez. Allongez-vous, faites la sieste, je m'en fiche !
Sora court jusqu'aux marches de l'escalier, puis se retourne, le visage déformé par la rage qui bouillonne devant l'incapacité de ses amis.
- Moi, je vais retrouver Naminé !
Il grimpe alors les escaliers quatre à quatre, sourd aux appels de ses amis.
- Beau travail, Axel. Nous voilà enfin débarrassés de ce bavard !
- Marluxia, tu t'es servi de Vexen pour tester la force de Sora, n'est-ce pas ?
- Pas seulement celle de Sora. La tienne aussi, Axel.
- Nous n'étions pas sûrs que tu aurais le cran d'éliminer un membre de l'Organisation.
- Mais tu en es visiblement capable ! Désormais, tu joues dans la cour des grands !
- À nous trois, contrôler l'Organisation sera un jeu d'enfant.
- Je vois. Et c'est là qu'intervient Sora, n'est-ce pas ?
- Oui. Il veut voir Naminé... Exauçons son souhait.
- Réjouis-toi, Naminé ! Le héros que tu attends sera bientôt là.
- Je... J'en suis très heureuse.
- Vraiment ? Eh bien, dans un accès de joie, ne fais rien qui heurterait les sentiments de Sora. Compris ?
- Oui.
- Il suffit de superposer les souvenirs, un par un, et de rapprocher son coeur.
- Sora...
- Même si tu es venu pour moi, que se passera-t-il ensuite ?
- Quelque chose te préoccupe, Lexaeus ?
- Vexen a disparu.
- Oui, je ne sens plus son odeur. Axel l'a éliminé.
- C'est déplorable. Des membres de l'Organisation qui se combattent entre eux...
(décroise les bras) - Le vrai problème, c'est Sora. Il est plus fort que Vexen, et pourtant Naminé a déjà dû le subvertir. Il va devenir la marionnette de Marluxia, ce n'est qu'une question de temps.
(pensif) - Que proposes-tu alors ? Faut-il anéantir Sora avant que Marluxia ne le tienne sous son joug ?
- Ce ne sera pas nécessaire. Si Marluxia doit régner sur la lumière, nous régnerons sur les Ténèbres.
- Riku...
- Il ne me reste plus qu'une carte.
- Si je m'en sors, est-ce que je pourrai enfin me débarrasser des Ténèbres ?
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je me sens bizarre.
- Je suis sûr de ne pas connaître cet endroit, pourtant il m'est familier.
- C'est que tu es sûrement déjà passé par ici.
- Mais non. Jamais.
- C'est peut-être comme pour Naminé. Tu as oublié certaines choses et maintenant, tu te souviens de cet endroit.
- Non... C'est différent.
- Mes souvenirs de Naminé reviennent par bribes, petit à petit... Mais cette fois, ce n'est pas un souvenir. Seulement une impression de déjà-vu.
- Comme c'est intéressant.
- Une question se pose, Sora... Qu'est-ce qui te paraît le plus réel : tes souvenirs de Naminé ou ceux de cet endroit ?
- Naminé, bien sûr ! Je me sens lié à cet endroit, mais c'est encore une de tes ruses !
- Ha ha ha... La mémoire est bien cruelle. Si elle est silencieuse, on oublie tout. Si elle parle, nous sommes prisonniers.
- Je n'ai pas de temps à perdre avec tes énigmes !
- Alors souviens-toi que ce lieu vient d'une autre face de tes souvenirs. Oui, l'autre face de ton coeur connaît ce parc. Elle s'en souvient.
- C'est faux ! Je ne connais pas cet endroit !
- Si tu restes captif de tes souvenirs, si tu refuses d'écouter ton coeur... alors autant le jeter. Tu n'es pas le maître de la Keyblade. Rien que l'esclave d'une mémoire faussée. Comme mon Riku. Tu n'es pas fait pour exister.
- TON Riku ?
- Tu es si prétentieux ! C'est toi qui as transformé Riku, c'est bien ça ? Tu ne fais que mentir ! Je ferai toujours confiance à mon coeur. Je vais te battre et sauver Riku et Naminé ! Voilà ce que j'ai dans le coeur !
- Il est temps de geler ton coeur... et tes souvenirs avec !
- Assez joué !
- Argh... Tu es si fort ! Même victime de tes souvenirs... Tu es dangereux. Tu dois être exterminé !
- Ca suffit ! Je veux que Riku redevienne comme avant !
- Comme avant ? Pauvre idiot ! Tu n'as donc rien compris.
- Le Riku dont tu parles n'a pas changé... Il est avalé par les Ténèbres. C'est aussi ce qui t'attend, Sora.
- Continue à chercher Naminé et l'entrave des souvenirs se resserrera. Tu perdras ton coeur et tu deviendras la créature de Marluxia !
- Marluxia ? Qui est-ce ? Et qu'a-t-il à voir avec Nami...
- Axel !
- Salut, Sora. Navré d'arriver au moment des révélations.
- Aah... Axel, p... pourquoi... ?
- Tu es décidément trop bavard. C'est le moment de te taire... à jamais !
- Nous sommes personne, Vexen. On est là, mais nous n'existons pas vraiment.
- Alors, vois le bon côté des choses. Tu vas être en paix. Désormais, tu seras "rien" au lieu d'être personne.
- Maintenant, tu peux dire que je ne respecte pas mes aînés.
- Qu'est-ce que... ?
- Mais qui êtes-vous, au juste ?
- J'aimerais le savoir moi-même.
- Oh... Où sommes-nous, Sora ?
- Hum... Je n'en sais rien... Je ne suis jamais venu ici.
- Moi non plus.
- Mais c'est impossible ! Jusqu'à présent, nous ne sommes allés que dans des endroits dont Sora se souvenait.
- Peut-être, mais je ne me souviens absolument pas de celui-ci.
- Tu as peut-être oublié cette ville comme tu as oublié le reste.
- C'est affreux. Nos souvenirs ont presque complètement disparu.
- Ne t'en fais pas. Regarde ça...
- Le porte-bonheur de Naminé !
- Il y a un souvenir précis lié à cet objet.
- Un soir, quand Naminé et moi étions petits, il y a eu une pluie de météorites.
- Naminé s'est mise à pleurer. Elle a dit : "Et si une étoile filante percutait notre île ?"
- Je lui ai répondu : " Si une étoile filante s'approche, je la renverrai dans l'espace !"
- En même temps, je faisais tournoyer mon épée en bois.
- Naminé a souri et a dit : "Merci." Et elle m'a donné ça.
- Sora, je suis désolée. Tout cela à cause de moi..
- Naminé a dit qu'elle l'avait depuis qu'elle était toute petite.
- Et elle te l'a donné ? Wouah...
- Oui. Alors je lui ai promis... "À partir de maintenant, c'est moi qui te porterai bonheur."
- Je l'ai vraiment laissée tomber.
- Qui es-tu ?
- En voilà une façon d'accueillir un inconnu, Sora. Je suis Vexen. Je viens exiger mon dû.
- Tu lui dois quelque chose ?
- Bien sûr que non !
- Oh, mais si ! Après tout, c'est grâce à moi que tu as retrouvé ton ancien ami.
- Tu veux dire que...
- Oui. C'est moi qui t'ai amené Riku.
- Alors... c'est toi...
- C'est toi qui le contrôlais ! Qu'as-tu fait de lui ?
- Pourquoi te le dirais-je ? Je ne voudrais pas gâcher tes derniers instants.
- Splendide ! Comme je le pensais, tu ne te laisses pas tuer facilement.
- Comme si j'allais perdre !
- C'est ce que nous verrons.
- Durant le combat, j'ai fouillé ta mémoire.
- Et regarde ce que j'ai trouvé.
- C'est une carte créée avec les souvenirs scellés sur l'autre face de ton coeur. Si tu veux me combattre pour de bon, entre dans le monde de cette carte.
- Non, ne pars pas !
- L'autre face ? De quoi parle-t-il ?
- L'autre face de ton coeur ? Est-ce là que vont toutes les choses que tu oublies ?
- Vexen a perdu les pédales, on dirait. Voilà qui était TRÈS imprudent.
- Que faire maintenant, Axel ? Si Sora découvre la vérité sur l'autre face, tout est fini !
- S'il passe à travers sans comprendre, on pourra réparer les dégâts. Si ce n'est pas le cas...
- Laissons Naminé régler ça. En attendant, tu sais ce que tu as à faire, Axel.
- Pas du tout. Et si tu me le disais clairement ?
- Débarrasse-nous de ce traître.
- C'est comme si c'était fait. Mais il ne faudra pas le regretter plus tard.
- Une carte créée avec des souvenirs scellés sur l'autre face de ton coeur... Je me demande à quoi elle sert ?
- Il n'y a qu'un moyen de le savoir. De toute façon, c'est la seule carte qu'il nous reste.
- Tu crois que, moi aussi, j'ai des souvenirs sur l'autre face de mon coeur ? Ca fait peur...
- À mon avis, Vexen va sûrement nous tendre un piège.
- Tu as bien fait de venir jusqu'ici, la Bête. En récompense, je vais te révéler pourquoi Belle t'a rejeté.
- Ma magie nécessite les coeurs les plus purs. Belle était parfaite.
- Au fond de son coeur, son amour pour toi brûlait d'un feu extraordinaire.
- Mais elle a deviné mes plans. En niant son amour pour toi, elle mettait son coeur hors d'atteinte.
- Mais elle m'a sauvé ! Elle m'a protégé !
- Elle n'a pas pu cacher ses vras sentiments...
- Assez ! Libère son coeur, Maléfique ! Sinon...
- Ah ah ah...
- Sorcière ! Je perds patience !
- Tu ne vois donc pas pourquoi je te révèle tout cela ? Tu crois que c'est par gentillesse ? Je l'ai fait pour effacer tes doutes. Ton coeur commence à brûler d'amour pour Belle.
- L'élément idéal pour ma magie noire. J'aurai aussi ton coeur, monstre !
- N'y compte pas !
- Vous osez me défier ? Pauvres fous !
- Belle !
- Le ciel soit loué...
- Pardonne-moi. J'étais obligée d'être cruelle envers toi. (elle relève la tête en souriant)
- Mais je crois que je n'ai pas pu cacher mes sentiments.
- C'est à moi de m'excuser. Un instant, j'ai douté de ton amour.
- Je veux oublier à jamais ce sentiment de désespoir.
- N'y pense plus. Dès maintenant... nous allons remplacer ces tristes moments en de joyeux souvenirs !
- Belle...
- Ca commence à sentir l'eau de rose... Ah !
(mains derrière la tête) - Oui. Laissons-les seuls.
- Bonne idée ! Allons-nous-en !
- Qui êtes-vous? Maléfique vous a enlevés, vous aussi ?
(croise les bras) - Heu... Pas exactement. C'est une longue histoire.
- Hé, une seconde... Tu as été enlevée ? Tu es là contre ton gré ?
- Oui. (elle les regarde) Maléfique, la sorcière, m'a conduite ici de force. (elle se retourne et fait quelques pas dans la pièce tout en parlant) Je n'ai personne à qui parler. Je n'ai que les livres pour tromper ma soltude.
- Et il y a mon amour... Il me manque tellement.
- Tu parles de la Bête ? Alors pourquoi as-tu été si méchante avec lui ?
- Oui. Tu lui as fait beaucoup de peine.
- Vous ne comprenez pas. Je ne peux pas lui montrer ce que je ressens.
- Pourquoi ?
- C'est que...
- Oh non, la voilà ! Cachez-vous vite !
- Je n'a pas le temps de vous expliquer. Cachez-vous ! Vite !
- Oh... Bonjour, Maléfique. Que vens-tu faire ici ?
- Il était là... n'est-ce pas ?
- Il a risqué sa vie pour venir te trouver. Pourquoi l'as-tu repoussé ?
- Je ne veux pas de son aide.
- Et pourquoi ça ?
- Tu le sais très bien. Je ne tomberai pas dans ton piège !
- Tu ne me laisses pas le choix ! Je vais t'obliger à supplier qu'il t'aide !
- Non ! Elle a disparu !
- Qu'est-ce qu'on va faire ?
- L'aider, bien sûr ! Quelle question !
- Qu'est-ce que tu attends ? Appelle-le !
- Non ! Je ne te laisserai pas lui faire du mal !
- Alors, je vais te faire hurler ! Cet idiot accourra en entendant tes cris.
- Ca suffit !
- La Bête n'est pas ton seul adversaire !
- Disparais, morveux ! Tout ceci ne te concerne pas. À moins, bien sûr, que tu ne veuilles hurler, toi aussi !
- Oui... Quand cette brute entendra vos cris de terreur, il tombera entre mes griffes !
- Voilà qui est fait, Maléfique. Je suis là !
- Tu es venu !
- Non ! Il ne faut pas ! Je t'ai dit de quitter cet endroit !
- Laisse-moi tranquille ! Je ne veux plus jamais te revoir !
- Belle...
- C'est affreux de dire des choses pareilles !
- Bien. Si c'est ce que tu désires, je comprends.
- Mon apparence hideuse est ma punition pour avoir été égoïste et incapable d'aimer.
- Transformé en monstre, détesté de tous, je n'en suis devenu que plus cruel. Puis je t'ai connue, Belle.
- Tu es la seule qui m'ait accepté. Peu à peu, tu as réchauffé mon coeur de pierre.
- Je chéris le souvenir des instants passés à tes côtés. Je ne les oublierai jamais.
- Je ne peux pas te laiser ici... Même si tu dois me haïr pour ça. (Il avance d'un pas vers celle qu'il aime et bande ses muscles) Ce sera mon dernier acte d'égoïsme.
- Mais pourquoi... ?
- Eh bien... Qui pourrait croire qu'une telle laideur cache une telle grandeur d'âme.
- Voilà qui change tout. La Bête, je m'emparerai de ton coeur au lieu de celui de Belle !
- Non ! Je t'en supplie !
- Retour au plan de départ... Le coeur de Belle fera l'affaire.
- Ses paroles ne reflétaient pas ses vrais sentiments.
- Ha ha ha, elle t'aime, la Bête ! Son coeur brûle d'amour pour toi, je le sens !
- Monstre ! Libère le coeur de Belle !
- Où est-elle passée ?
- Elle est partie par là ! C'est là-bas que son ombre a disparu.
- Qu'est-ce que vous faites là ?
- Pas le temps de bavarder ! On doit les poursuivre !
- Vous allez m'aider ?
- Et comment ! Après ce que tu as dit, nous devons t'aider !
- Allons reprendre le coeur de Belle !
- D'accord.